Accepter ses cheveux blancs à 25 ans

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Des cheveux blancs à 25 ans, on est loin d’imaginer que cela puisse se produire si jeune… Ils sont pourtant là. Et pour beaucoup, c’est un véritable complexe. Aujourd’hui, on a décidé d’en parler. Avec Alexia, notre rédactrice beauté qui se confie sur son quotidien. Et avec Julie, qui vous donne quelques conseils pour colorer ces cheveux blancs en toute discrétion, et les accepter pour en faire un véritable atout !

Alexia : le choc du premier cheveu blanc

Comme tous les matins, je me lève et je me dirige vers la salle de bain. Je me brosse les dents et regarde mon visage dans le miroir. Petit à petit, j’émerge et qu’est ce que j’aperçois alors, bien visible au milieu de ma tignasse en bataille ? L’ennemi juré : mon premier cheveu blanc

J’avais 25 ans et ce matin là, je me suis presque mise à pleurer. Je l’ai arraché en pensant que c’était un cas isolé sauf qu’ils se sont multipliés, devenant de plus en plus nombreux jusqu’au jour où une amie m’a dit :  »oh Alex mais tu as plein de cheveux blancs ». Je me suis rendue compte que ça se voyait et que ce n’était pas juste moi qui faisait une fixette. C’est bête au final, c’est juste un cheveu qui est blanc. Mais ça symbolise le fait qu’à partir de 25 ans, on commence à vieillir. La peau, les cheveux se régénèrent moins et nos cellules entament le processus de vieillissement et, il faut bien l’avouer c’est assez déprimant. Rapidement plusieurs de mes copines ont commencé à en avoir également (ouf, je n’étais plus la seule dans ma misère).

Je ne pensais pas que quelques cheveux blancs allaient me pourrir la vie à ce point, ça m’a énormément miné le moral. Pendant longtemps, tous les matins, je ne voyais plus que ça dans le miroir jusqu’à devenir un véritable complexe. J’ai donc fait le choix de commencer les colorations qui heureusement les masquent. Mais ça ne dure que quelques semaines et je guette leur retour constamment. 

Ma maman a essayé de me rassurer en m’expliquant qu’elle avait, elle aussi, eu son premier cheveu blanc à 25 ans et qu’elle se colore les cheveux depuis. Tout devint alors plus clair puisque la première cause d’apparition des cheveux blancs est l’hérédité. Ce n’est donc pas de  »ma faute » mais bien celle de mes gênes 

J’essaie de me rassurer et de dédramatiser en me disant que ce ne sont jamais que des cheveux et que je ne suis pas la seule dans le cas. Je suis conditionnée par cette peur de vieillir et ces cheveux blancs me donnent l’impression d’avoir 80 ans alors que finalement, peu importe la couleur des cheveux, l’âge c’est dans la tête !

Julie : comment les camoufler au henné ?

Même combat pour Julie, qui après des années de teintures agressives, a trouvé le remède qui lui permet d’accepter ses cheveux blancs. « J’en ai eu ras-le-bol des teintures que je faisais moi-même. Elles m’abîmaient les cheveux. Puis j’ai vu tourner des articles sur un coiffeur de la région liégeoise, Ghislain Léger. Il proposait la technique du henné pour masquer les cheveux blancs. J’ai décidé de me lancer, et de tester.« 

Une fois au salon, malgré quelques appréhensions que le henné ne fasse virer ses cheveux au roux, Julie est accueillie et conseillée. « Il m’a dit que c’était génial d’avoir des cheveux blancs (rires) ! Qu’on allait pouvoir créer de beaux effets. J’avais d’ailleurs pas mal de choix. C’est très varié comme produit. Tu peux choisir en détail la couleur tout en restant dans ta propre carnation. La première fois, j’avais choisi un ton cuivré pour apporter du reflet, et depuis je suis restée su cette tendance. Dès la première fois, ça a apporté du relief à ma couleur.« 

Concrètement, les cheveux blancs de Julie ont aujourd’hui viré au doré, cuivré, sans que le henné n’agresse le cheveu. « Ghislain Léger utilise la marque de produits Hair Borist, une gamme de soins naturels et bio, répandue chez les coiffeurs. »

Les accepter en les sublimant

Se servir de ses cheveux blancs qu’on ne sait plus voir le matin dans son miroir, pour les rendre lumineux, c’est la solution que Julie conseille à toutes celles qui ont du mal à les accepter. « Quand les gens voyaient mes cheveux blancs, j’avais des réactions surprises et négatives. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui reste mal vu, et pas vraiment accepté. Avec cette technique du henné, je les accepte bien plus facilement.« 

La meilleure façon de les accepter, c’est de les sublimer. « Avec le henné, je les vois autrement et ça m’apporte ce petit plus que je n’avais pas avant. Je les accepte sans les cacher. C’est un bon compromis, ça fait partie de moi.«