Comment apprendre à conduire m’a fait prendre conscience de mes plus gros défauts

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Récemment, j’ai appris à conduire, déterminée à enfin obtenir ce foutu permis. Contre toute attente, en prenant le volant, j’en ai surtout appris beaucoup sur moi-même. La route a fait ressortir mes plus grosses peurs et défauts. 

Avant toute chose, tu dois savoir que j’ai appris à conduire à 24 ans, soit après la majorité de mes amis. J’étais persuadée que j’étais so late par rapport à eux, et c’était même pratiquement ma plus grosse honte. Au début, je ne vais pas te le cacher, j’ai attendu par flemme. Du haut de mes 17 ans, j’imagine que j’avais mieux à faire… Et puis, progressivement, cette procrastination est devenue une véritable peur.

La peur de l’échec

Avec le temps, on a commencé à tenter de me rassurer en me disant que « conduire, c’est à la portée de tous », ou encore « regarde les débiles qu’il y a sur la route, tu peux le faire »… Sauf que tout ça a eu totalement l’effet inverse sur moi. Je me suis dit « et si, justement, je n’y arrivais pas ? ». J’ai donc repoussé l’échéance, tout simplement parce que je ne voulais pas me confronter à l’échec.

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C’est devenu un vrai blocage, à force… Ma tendance à la fuite face à toute évaluation m’a fait me rendre compte que je n’avais que très peu dans ma vie été confrontée à l’échec. Et que j’en avais développé une crainte démesurée. Depuis, j’essaie de me dire que c’est de nos ratés qu’on apprend, et qu’il faut pouvoir s’autoriser l’erreur. 

Pression et perfectionnisme 

Cette crainte a d’office été ressentie par mes moniteurs quand j’ai commencé à prendre le volant. A chaque erreur que je faisais sur la route, j’avais tendance à m’excuser, à me justifier. Ils ont finir par me dire que personne n’était là pour me juger, et j’ai compris que ce n’est pas du regard des autres que j’avais peur, mais de mes propres attentes vis-à-vis de moi-même. Je voulais être parfaite, apprendre vite pour rattraper mon retard.

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Alors que personne ne me le demandait, et qu’il n’est de toute façon pas possible d’aller plus vite que la musique. Et je crois que, dans tous les aspects de ma vie, j’ai eu tendance à fixer des objectifs trop hauts pour les atteindre, puis à culpabiliser parce que je n’y arrivais pas toujours, alors que c’était couru d’avance. 

Partir perdante 

Comme pour beaucoup, le créneau a été ma hantise. J’avais tendance à les commencer, puis à bâcler les dernières étapes parce que j’étais persuadée que j’avais déjà mal calculé mon angle à 45° (tmtc). Mon moniteur m’a fait remarquer que c’était cette attitude qui causait mes erreurs : je décidais que j’avais raté avant même d’avoir terminé. Je me mettais des bâtons dans les roues toute seule (merci pour ce jeu de mots). Inutile de dire que, depuis mon permis, je n’ai pas retenté un seul créneau… 

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Sur la route : la difficulté à s’imposer 

C’est peut-être commun à tous les nouveaux conducteurs, mais lors de mes premières virées sur le bitume, j’ai eu du mal à prendre ma place dans la circulation. Je laissais passer, j’évitais les changements de bandes ou les dépassements, ma vitesse était souvent trop basse. Un défaut que je combats dans ma vie de tous les jours, où j’ai parfois du mal à m’exprimer et à faire respecter mes idées. 

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On verra plus tard… 

Je reviens aux difficultés pour se garer. Par sécurité, j’ai toujours choisi la place la plus facile pour me stationner. Sauf que s’il était simple d’y entrer, c’était parfois plus dur d’en sortir. J’ai toujours eu tendance à laisser à la « moi du futur » le soin de régler mes erreurs du présent. Plutôt que prendre 5 minutes pour régler ça direct… Je te laisse deviner la fréquence à laquelle je fais mon linge ou ma vaisselle.

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Vouloir tout faire trop vite 

Le dernier de mes défauts que l’apprentissage de la conduite m’a appris, c’est à toujours vouloir aller trop vite. Je changeais mes vitesses de manière brusque, mes virages étaient précipités, et je sombrais dans le « vite fait, mal fait ». Et moi qui mettais ma tendance à casser des choses sur une prétendue maladresse… En fait, c’est plutôt de la précipitation mal placée.

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Mais en fait… c’est pas grave !

Clairement, tous ces défauts ne sont pas une fatalité. Apprendre à les connaître m’a aidé à les accepter, puis à les maîtriser. Et c’est comme ça qu’aujourd’hui, au boulot ou dans la vie, les paroles de mes moniteurs d’auto-école me reviennent encore. Je n’aurais jamais pensé voir le rapport entre un créneau, un rapport à rendre ou une dispute avec un proche…

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