Dior s’empare du féminisme des années 70’ pour sa collection hiver 2019

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A l’approche de l’hiver, Maria Grazia Chiuri, directrice créative chez Dior, signe une fois de plus une collection puissante, véritable clin d’œil féministe. De saison en saison, Dior semble vouloir affuter ses valeurs. On décrypte ça ensemble.

We should all be feminists

Dès son arrivée au sein de la mythique maison de couture, Maria étendait ses valeurs comme des drapeaux défilant sur le podium, modernisant la célèbre silhouette du « new look », avec le féminisme comme ultime accessoire.

Cette année, la créatrice s’approprie à sa manière Sisterhood is powerful, anthologie d’écrits féministes rédigés dans les années 1970, dirigée par Robin Morgan. Les textes abordaient plusieurs questions majeures, notamment le besoin de féminisme radical, la discrimination que subissent les femmes parmi les hommes de la gauche politique et le sexisme flagrant sur le lieu de travail.

Les jardins du musée Rodin sont décorés de représentations du corps féminin, diversifiés et authentiques. Lors du défilé, l’actrice italienne Tomaso Binga ouvre le bal par un discours puissant sur le pouvoir des femmes. « Dobbiamo gestire i nostri affari, come donne e come femministe » (Il nous faut gérer nos affaires, en tant que femmes et en tant que féministes), ce sont sur ces mots que s’ouvre le défilé Hiver 2020.

Les coupes allient la brutalité des inspirations punk britanniques au savoir-faire couture à la française, le tout saupoudré des débats vibrants de notre époque. Le ton est donné, l’hiver ne sera ni froid, ni morose, ni soumis. Encore une fois, merci Maria.

Pour (re)voir le défilé, par ici !