Elles ont arrêté la pilule : les témoignages de la team

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Et vous, vous y avez déjà pensé ? Pas facile de franchir le cap ? Arrêter la pilule, quelque que soit la raison, c’est une étape. Aujourd’hui, on vous aide à y voir plus clair. Alessia et Sophie ont toutes les deux laissé tomber ce mode de contraception… avec des changements visibles au quotidien. Découvrez leurs témoignages !

Alessia du blog Drink & Lipstick

Ça va faire bientôt 1 an que j’ai arrêté la pilule et bordel, quel bonheur ! J’ai eu mes règles pour la première fois à l’âge de 10 ans et demi. C’est tôt oui, très tôt, surtout pour une gamine de l’époque. Mes règles étant très douloureuses, j’ai commencé la pilule dès l’âge de 15 ans. Sacré bonne surprise pour moi : fini les douleurs, les boutons et j’étais réglée comme une horloge. Ce n’était que du positif jusqu’à présent.

Ensuite j’ai grandi, j’ai vécu normalement avec elle pendant des années. Je ne crache pas dessus, elle m’a aidée, m’a soulagée quand il fallait, j’étais encadrée et à l’époque ça me plaisait, j’y étais plutôt habituée. Toujours de nature positive, mais jamais trop heureuse ni jamais trop triste. Je finissais par m’habituer à ce mood dans lequel je vivais pleinement. On ne se rend pas compte que la pilule influence autant nos humeurs, surtout quand on la prend depuis autant d’années. On se dit que c’est ainsi, que c’est notre caractère.

C’est à partir du moment ou j’ai été en couple que j’ai commencé à douter de moi. Pourquoi je n’ai pas été une ado ouverte sur le plan sexuel ? Pourquoi finalement j’ai su rester des mois avec plusieurs gars sans qu’il ne se passe grand chose, voire parfois rien du tout ? Je croyais vraiment que j’avais un problème, j’avais des envies mais sans plus. Je n’avais pas cette passion dans les yeux, comme je la voyais chez certaines de mes amies.

J’ai été en couple 8 ans et j’ai continué à croire à ça : finalement je pensais que le problème, c’était moi. On s’y habitue et on continue à vivre comme ça, se laisser bercer par une vague de ni trop peu, ni trop, mais toujours avec le sourire. Quand ma relation s’est terminée, et je ne voyais plus l’intérêt de continuer la pilule étant célibataire. J’ai lu beaucoup d’articles à ce sujet et franchement, j’ai un peu flippé. L’arrêt de la pilule devait faire partie de mon renouveau et de mon changement total de vie. Je l’ai arrêté l’été 2018, et je dois vous dire que cet été est de loin mon meilleur été depuis au moins 10 ans, si pas de ma vie entière.

Alors pourquoi? Car je suis enfin moi-même, cette personne que je n’avais pas encore découverte, car déjà formatée par la pilule dès mon adolescence. J’ai pu enfin découvrir qui je suis, parce que je suis joie à fond mais aussi je suis tristesse pendant 3 jours, sans raison particulière peut-être, mais ça fait partie du processus. Je ressens la vie pleinement, mes sentiments à fond. Je suis lumineuse, j’ose les choses sans trop y réfléchir avant, sans me prendre la tête. J’ai appris à connaitre mon corps et à l’apprécier aussi, et ce n’était pas du tout gagné, je vous le promets.

Le petit truc qui me fait rire chaque mois, c’est ma période de fécondité. Je la ressens x1000 : je suis love de tout le monde, je trouve que tous les mecs sont beaux, et je suis hyper proche de la nature et de ses bienfaits. Ça me fait toujours rire, je m’écoute, j’écoute mon corps et c’est une sensation tellement agréable et gratifiante. Je me sens à nouveau libre, et peut-être que mon changement de vie y est pour quelque chose aussi, mais je n’ai jamais été aussi bien avec moi, la VRAIE moi, et ça n’a pas de prix.

Je parle bien entendu de ma propre expérience, je sais que pour beaucoup de filles ça n’a rien changé pour elles ou alors très peu. Je veux juste, à travers ce texte, montrer à quel point je suis heureuse sans la pilule, tout en la remerciant pour ce qu’elle m’a apporté de positif .

SophieFantasy

Aaaah la pilule, cette petite crasse dont mon corps est devenu totalement dépendant ! Dépendant vous dites ? Et oui, vous seriez étonné à quel point notre cher corps est capable de développer des dépendances à tout un tas de conneries.. Nicotine, alcool, drogue, sexe et j’en passe ! Mais devenir dépendant d’une pilule contraceptive, celle-là on ne me l’avait encore jamais faite…

J’ai commencé à prendre la pilule à l’âge de 15 ans, non pas dans un but contraceptif mais simplement pour contrer les joies de la puberté #acnégoals. Après 9 ans d’heureuse cohabitation avec toutes ces hormones, j’ai décidé de me lancer dans une nouvelle aventure pour tester mon corps ! Dans une période où la pilule n’était plus une très grande nécessité dans ma vie, j’ai donc décidé de couper les ponts, de rompre, BAM la rupture !

Je vous avoue que les deux premiers mois ont été bien plus faciles que je ne l’imaginais ! Quel impact cette rupture a eu sur ma vie ? Dans un premier temps : aucun. Les deux premiers mois étaient si plaisants que je ne voyais pas la différence de m’être séparée de ma petite plaquette chérie. Malheureusement, comme dans la plupart des ruptures, ce ne fût que de courte durée ! Les mois suivants ont été bien plus compliqués pour moi.. 

Le premier grand changement que j’ai directement constaté : la libido ! Moi qui pensait pourtant avoir toujours eu une libido suffisamment élevée, je peux vous dire que celle-ci s’était vraiment bien planquée.. L’arrêt de la pilule m’a fait connaître des sensations que je n’avais jamais ressenti auparavant, ou du moins pas à une telle intensité ! Et ça, c’était vraiment une grande révélation pour moi : une libido décuplée x 1000 ! Bref, je vous passe les détails croustillants sur mes ébats sexuels, mais la pulsion avait clairement pris le dessus sur la raison.

Plus les mois passaient, plus je constatais des micro changements dans mon quotidien. Etant blonde, j’ai la chance d’avoir des poils plutôt clairs ! Je pouvais donc me permettre de ne pas me raser les jambes pendant environ 15 jours (voire plus) sans que ça ne se remarque trop.. Malheureusement, ma petite pilule chérie a visiblement eu envie de se venger suite à notre rupture ! Mes poils repoussaient extrêmement vite par rapport à d’habitude et ceux-ci étaient bien plus foncés et beaucoup plus drus.. Bref, une conséquence négative de plus à ajouter à ma petite liste ! 

Un autre changement qui m’a plutôt pas mal étonnée : l’odeur de ma transpiiii.. #TrèsGlam. Je ne vous cache pas que les odeurs étaient beaucoup plus marquées qu’en temps normal ! Autant vous dire que ce n’était pas la période la plus agréable de ma vie au vu des nombreuses conséquences négatives..

Et je vous ai évidemment gardé le meilleur pour la fin : les boutons d’acné ! Fini les quelques petits malheureux boutons qui apparaissaient uniquement en période rouge, et bonjour le retour de la calculatrice sur pattes (surnom très charmant donné par mes camarades dans la cours de récré quand j’avais 13 ans). Microkystes, boutons purulents, inflammations, rougeurs et j’en passe, faisaient à nouveau parti de mon quotidien. Je vous laisse imaginer le mal-être que c’est d’avoir des poussées d’acné à l’âge de 24 ans. Cette conséquence était de loin la pire de toutes, pour ma part. J’étais tellement devenue mal à l’aise d’avoir autant de boutons sur le visage, que certains jours, je n’avais même plus envie de sortir de chez moi.. Moi qui ai toujours été extrêmement sociable, l’acné était en train de devenir un vrai handicap social sur le long terme..

Et c’est donc au bout de 6 longs mois d’absence, que j’ai enfin décidé de me rabibocher avec ma chère et tendre pilule contraceptive ! Ces six mois passés sans elle ont été bien trop douloureux et chamboulants tant d’un point de vue psychologique, que physique. Et depuis que nous repartageons notre quotidien ensemble, je peux vous assurer que toutes ces petites conséquences négatives se sont envolées comme par magie. Au bout d’un mois à ses côtés, ma vie a commencé à reprendre son cours et tout revenait petit à petit à la normale. Sans elle, mon corps était tout simplement en manque ! Au final, la pilule c’est un peu comme une relation amoureuse dont on a du mal à se débarrasser. Une véritable addiction, je vous le disais !