Inspiration : Alexandria Ocasio-Cortez, la femme qui fait trembler l’establishment démocrate

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Il y a quelques jours, Donald Trump publiait un tweet virulent visant quatre femmes du Congrès américain. Dans ce tweet, le président invite ces femmes à « retourner dans leurs pays remplis de crimes », dans un racisme totalement décomplexé. Aujourd’hui, je te propose de découvrir l’une d’elles, Alexandria Ocasio-Cortez, devenue symbole d’un mouvement politique neuf. 

L’histoire d’une américaine… Une vraie

Alexandria est née en 1989 dans le Bronx, un des quartiers les plus pauvres et les plus diversifiés de l’état de New-York. Puerto-ricaine de père et de mère, elle se définira dans ses discours avec ces paroles « nous sommes noirs, nous sommes indigènes, nous sommes espagnols, nous sommes européens. ». Une politique anti-immigration ? Très peu pour elle ! En tant que femme latine issue de l’immigration, A.Ocasio-Cortez devient le symbole de tout ce que l’Amérique conservatrice rejette, de ce que Donald Trump a tant de fois cherché à rabaisser. 

Diplômée en Relations internationales et spécialisée en immigration, Occasio-Cortez a dû, comme beaucoup d’américains, travailler dur pour éponger ses dettes ; avant de se lancer dans sa campagne, elle est serveuse. Selon ses mots, être serveuse l’aura préparée à cette bataille. « J’ai l’habitude de courir partout, d’avoir chaud, de tenir un rythme soutenu et surtout, j’ai l’habitude que les gens cherchent à me déstabiliser ». Le ton est donné, elle est prête. 

C’est avec cet état d’esprit qu’elle commencera sa campagne pour les primaires de New-York contre une figure emblématique du clan démocrate en place, Joseph Crowle. Et avec ce même état d’esprit qu’elle remportera brillement l’élection, avec près de 79% des voix.  

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A year ago I was waitressing in a restaurant while organizing my community. In a time and place where we had been burned by so many politicians, and had grown deservedly cynical of the sad, familiar cycle of campaign promises and governance excuses, I was asking them, just once, to believe. . It was really hard, because how do you make that case? How to ask someone whose trust has been violated over and over to believe you? To believe in the movement for justice and economic dignity? . You show up. You give unconditionally. You show up when no one is looking and the cameras are off. You offer support when it’s risky, but necessary. You do it over and over again, without a need for recognition or expectation that you are “owed” something for doing the right thing. You just… engage in the act of loving your community. . Never in my wildest dreams did I think that those late nights on the 6 & 7 trains would lead to this. All this attention gives me a lot of anxiety (my staff fought to get me to agree to this cover, as I was arguing against it), and still doesn’t feel quite real, which maybe is why I remain comfortable taking risks, which maybe is a good thing. . I believe in an America where all things are possible. Where a basic, dignified life isn’t a dream, but a norm. . That’s why I got up then, and it’s why I get up now. Because my story shouldn’t be a rare one. Because our collective potential as a nation can be unlocked when we’re not so consumed with worry about how we’re going to secure our most basic needs, like a doctor’s visit or an affordable place to live.

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Une vague forte dans un tsunami

En 2018 ont pris place les élections primaires américaines, visant à élire les représentants des États au sein du Congrès. Ces élections ont vu naitre une vague puissante de jeunesse, à savoir un nombre notable de candidat.es qui ne sont pas des professionnels de la politique, des américains pur souche ou des hommes. Les listes comptent des femmes, des couleurs, des passés, des histoires très diversifiées et surtout proche du peuple. 

Ce qu’il faut comprendre de la politique américaine actuelle, c’est que la bataille politique ne se résume plus à « démocrates VS républicains » ou « Trump VS les autres », mais que le parti démocrate se retrouve profondément divisé entre la vielle école, les candidats connus qui siègent au Congrès depuis des années, tous entachés de corruption, et la nouvelle vague, dont Alexandria fait partie, qui entend sérieusement dépoussiérer le paysage démocrate. 

Un des premiers engagements du groupe fut par exemple de refuser tout appui financier pour leur campagne de la part des entreprises ou lobbys. Pari risqué lorsque l’on sait qu’une campagne aux États-Unis peut demander jusqu’à des centaines de milliers de dollars, mais décision logique car un don en politique n’en est jamais un, et toute aide appelle un jour ou l’autre à rendre des comptes.

Une inspiration pour le monde entier

Après avoir pris place au Congrès, Alexandria se détache rapidement et en quelques semaines, ses discours sont relayés en masse sur les réseaux sociaux. Et pour cause, la politicienne se démarque par une éloquence, une énergie remarquable pour parler au peuple. 

Ce qu’Alexandria inspire, c’est avant tout la force. La force de pouvoir renverser des systèmes, la force de faire sa place, non seulement en tant que femme, mais en tant que représentante d’une minorité, dans un milieu où tous veulent notre peau. 

Force, courage et combativité, une femme de plus à ajouter à notre Panthéon des Girlboss !