#JeNeSuisPasUnVirus : quand la peur du Coronavirus déclenche une vague de racisme

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Le bilan du Coronavirus ne cesse de s’alourdir et d’inquiéter. Mais au-delà des préoccupations sanitaires autour de l’épidémie, on déplore aussi une hausse de paranoïa et de racisme ordinaire visant les personnes d’origine asiatique. 

Les témoignages se multiplient : dans les transports en commun, dans la rue, sur les réseaux… Depuis la médiatisation de masse du Coronavirus, une méfiance générale s’est créée autour des personnes d’origine asiatique qui se retrouvent pointées du doigt, évitées, stigmatisées, agressées à coups de stéréotypes. Le tout non pas sans une dose de clichés et de blagues racistes en tout genre.

Lancé sur Twitter, le hashtag #JeNeSuisPasUnVirus a pour objectif de pointer du doigt cette véritable libération de paroles racistes. La peur du Coronavirus met en fait en lumière un racisme latent envers les asiatiques. Allant d’un média titrant « alerte jaune » pour parler de l’épidémie, jusqu’à des stéréotypes du style « pas étonnant, les chinois sont sales », tout y passe.

« La crise sanitaire du coronavirus entraîne dans son sillage une libération de la parole raciste dans les médias et sur les réseaux sociaux » 

« Faut-il rappeler que l’Asie et un continent et non un pays ? »

Un racisme banalisé qui passe aussi par la croyance largement répandue que tous les asiatiques sont chinois. La totalité des personnes asiatiques se retrouvent victimes de stigmatisation et d’agression sur base de cette généralisation réductrice. Des raccourcis dangereux se créent et se renforcent, d’asiatiques à chinois, et de chinois à virus.

En rire, c’est valider

Beaucoup sortiront la carte de l’humour pour justifier bon nombre d’agressions racistes. Les humoristes et imitateurs les moins scrupuleux auront d’ailleurs vu le Coronavirus comme du pain béni pour leurs blagues les plus recherchées. A l’heure du « on ne peut plus rien dire », à nous de se poser la question : l’humour peut-il renforcer le racisme ? Le rire ne crée-t-il pas le cliché ? La mobilisation derrière le #JeNeSuisPasUnVirus semble être une réponse claire.