Quand la saison 2 de Sex Education nous offre une belle leçon de féminisme

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Que tu la binge watch ou que tu la savoures, la série Sex Education a le mérite de faire passer des messages forts. En plus de donner de la visibilité à des expériences et orientations sexuelles dont on entend peut parler, elle a également ouvert un chapitre de sa saison 2 au cas des agressions sexuelles et du féminisme. 

Les personnages féminins de Sex Education sont tous extrêmement différents. De Maeve à Ola, en passant par Aimee, il y en a de tous les styles et de tous les caractères. Certaines sont excentriques, d’autres discrètes ou encore complètement badass. Leurs centres d’intérêt différent également, et on a du mal à leur trouver des points communs. C’est justement le devoir auquel elles ont du faire face dans l’épisode 7. 

En retenue, leur prof leur demande une dissert sur ce qui les uni en tant que femmes. Après être passées sur des clichés tels que le shopping ou le chocolat, la discussion prend une toute autre tournure. Les six ados réalisent que l’expérience qu’elles ont toute en commun est en fait celle de l’agression sexuelle

Au début de la saison, Aimee fait face à un frotteur dans le bus qui se masturbe et éjacule sur son jeans. Une expérience traumatisante à laquelle la jeune femme ne veut pas faire face. Maeve doit la convaincre d’aller porter plainte. 

Sa réaction illustre si bien la difficulté de témoigner par peur de passer au rang de victime, et notre capacité qui en découle de minimiser des actes pourtant graves. Ne parlons même pas du policier qui s’est vu obligé de lui demander si elle avait souri à son agresseur, comme s’il y avait un lien de cause à effet proportionnel entre un sourire et une branlette non désirée. 

Aimee, traumatisée, ne parvient plus à monter dans le bus et croit voir son agresseur partout. Exaspérée de voir les filles se disputer en retenue à propos d’un garçon, elle craque et raconte son expérience. 

« J’ai l’impression qu’ils s’imaginent que notre corps leur appartient » 

La série nous offre ensuite un grand moment #MeToo, où toutes les protagonistes se confient sur leurs expériences difficiles dans l’espace public. Attouchements, poursuites dans la rue, slutshaming, tout y passe. 

Une scène qui n’aura pas manqué de marquer toutes les spectatrices, nous y compris. Car nous sommes nombreuses à avoir des anecdotes similaires à raconter

« Statistiquement, deux tiers des filles font l’expérience d’un contact sexuel non-consenti dans les espaces publics avant l’âge de 21 ans », explique Viv à la suite de ces témoignages poignants.

Les filles expriment ensuite leur ras le bol de devoir s’adapter à ce danger : « pourquoi serait-on obligées de changer de comportement à cause d’eux ? », ou encore « je ne veux pas être dépendante d’un autre homme pour me protéger »

Après avoir identifié leur point commun comme étant les pénis non consensuels, le girl gang se retrouve dans une décharge à exploser des objets. Et on ne te cache pas qu’après ça, on était autant en colère qu’elles

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Place à la sororité 

L’épisode se termine par une séquence qui m’aura laissé la larme à l’oeil. Toutes les filles se rejoignent pour accompagner Aimee dans le bus et dépasser avec elle sa crainte. 

Une scène qui nous pousse à passer au dessus de nos différences. Le message à retenir ? On y gagne toutes à se soutenir en tant que femmes.

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